L’endométriose touche aujourd’hui une femme sur dix en France et 180 millions de femmes dans le monde. Pourtant cette maladie est encore peu connue par la population et pas toujours reconnue par le milieu médical. Cette maladie très invalidante pour les personnes touchées et incurable à ce jour. Certaines femmes attendent 6 à 10 ans pour obtenir un diagnostic.

L’endométriose qu’est-ce que c’est :

Le tissu recouvrant la cavité utérine, l’endomètre, se développe dans d’autres parties de la cavité abdominale, il peut toucher le col utérin, les ligaments, les ovaires, le péritoine, le vagin, la vulve… mais il peut aussi toucher des organes non génitaux tels que vessie, côlon, intestins… pour des cas très isolés cette muqueuse est allée se développer jusqu’aux poumons.
L’endomètre suit son cycle hormonal normal comme s’il était dans l’utérus, à la fin d’un cycle la destruction de l’endomètre se matérialise par les menstruations, le sang est alors évacué. Or, lorsqu’on est atteint d’endométriose, le sang du tissu « égaré » n’a pas d’issue. Les tissus proches des lésions sont alors enflés et douloureux, irrités par les saignements.

Symptômes :

Cette maladie peut être à l’origine d’infertilité et de douleurs pelviennes plus ou moins importantes voire handicapantes. Si elle peut être asymptomatique et par conséquent diagnostiquer très tard voire jamais, les personnes touchées se plaignent :

  • De douleurs pelviennes, abdominales, lombaires (de manière phasique ou permanente)
  • De règles douloureuses et abondantes
  • De douleurs pendant les rapports sexuels
  • D’apparition de kystes
  • D’infertilité
  • De crises de fatigue, de douleurs en urinant pendant les règles, de ballonnements et de troubles gastro intestinaux (diarrhées, constipation…)

Ces femmes expriment de véritables douleurs physiques et morales. Certaines souffrent tellement qui leur aient impossible d’aller travailler ou faire une quelconque activité. Avoir tout le temps mal, ne plus pouvoir rien faire, ne pas savoir pourquoi, ne pas être écouté, ne pas être prise au sérieux, pour certaines ne pas pouvoir faire d’enfants sont des raisons qui entraînent une vraie douleur morale.

Traitements :

Il n’existe pas de traitement aujourd’hui pour contrer cette maladie mais des solutions sont trouvées pour moins souffrir, la prise d’une pilule en continu ou la pose d’un stérilet hormonal permet de stopper l’apparition des règles et donc la prolifération des cellules. Pour les cas plus importants, on peut avoir recours à la chirurgie ou mettre la femme atteinte en ménopause artificielle. Mais chaque cas d’endométriose est unique, il est donc indispensable d’être suivi par des spécialistes.

Un spécialiste de renommée mondiale à Rouen :

A Rouen, le professeur Horace Roman, Professeur des universités – Praticien Hospitalier,Gynécologue-obstétricien, Membre du Conseil d’administration de la Société de chirurgie et de gynécologie pelvienne (SCGP), Membre de la World endometriosis society (WES) est porteur de l’ouverture du premier centre de référence de l’endométriose.

Le sport et l’endométriose :

Selon le Docteur Delphine Lhuillery, médecin spécialiste de la douleur à l’hôpital de Paris Saint Joseph, la pratique d’une activité physique modérée aide à supporter la douleur. De nombreuses femmes touchées par l’endométriose ne pratiquent pas d’activités physiques par peur d’avoir encore plus mal mais c’est un tort.
« Une douleur n’est jamais dans la tête par contre la tête a une influence sur le ressenti douloureux »
Dès que les douleurs diminuent, il ne faut pas hésiter à s’investir dans des activités physiques douces. En bougeant on sécrète des endorphines, les morphines naturelles du corps, on stimule des voies de contrôle de la douleur et pour finir on détourne son attention.
L’activité physique a plusieurs bénéfices sur la santé physique d’une femme atteinte d’endométriose et un énorme bénéfice psychologique.

Pratiquer de l’activité physiques est donc important mais pas en faisant n’importe quoi. Il faut l’adapter à son quotidien et à ses douleurs.
Avoir mal n’est pas une fatalité, il faut savoir en parler et se faire aider afin d’être diagnostiqué mais surtout pris en charge et aidé. La douleur physique atteint notre moral, elle finit par nous isoler car on n’a plus goût à rien. Il ne faut pas la laisser prendre le contrôle de notre vie, il faut la maîtriser et continuer de vivre….